Un coup de filet antiterroriste dans les milieux de l’ultradroite radicale a été mené dans la nuit de samedi à dimanche a-t-on appris dimanche soir.

Les interpellations ont eu lieu en Corse, en région parisienne, et dans les départements de la Vienne et de la Charente-Maritime, dans l’ouest de la France. Dix personnes ont été arrêtées dont le chef présumé de ce réseau, un retraité de la police nationale, selon des sources proches de l’enquête, rapporte l’Agence France presse.

Les suspects gravitaient autour d’un groupuscule lié à l’ultradroite baptisé AFO pour «Action des Forces Opérationnelles». Selon les services de la sécurité intérieure, ils «étaient organisés et en lien pour éventuellement commettre des actions violentes contre des cibles présumées en lien avec l’islam radical» comme des imams, des mosquées ou encore des détenus radicalisés sortant de prison, selon certaines sources.

Résurgence d’une mouvance d’extrême-droite radicalisée

Cette mouvance de l’ultradroite, composée de groupuscules, qui a ressurgi à la faveur des attentats terroristes sur le sol français, est sous la surveillance de la DGSI.

En octobre 2017 déjà, les services antiterroristes avaient démantelé un petit groupe ultra gravitant autour deLogan Nisin, ex-militant du mouvement royaliste Action Française, arrêté lui en juin 2017. Celui-ci avait reconnu avoir fondé un groupuscule baptisé «OAS», du nom de l’organisation politico-militaire clandestine responsable d’une campagne sanglante contre l’indépendance de l’Algérie dans les années 1960, dans le but d’«enclencher une re-migration

basée sur la terreur». « Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, djihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous ! », pouvait-on lire sur un document trouvé dans son ordinateur.