L’eurodéputé RN (ex-FN) Bruno Gollnisch a été mis en examen vendredi pour « abus de confiance ».

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible « système » organisé par l’ex-FN, devenu début juin Rassemblement national (RN), et sa présidente Marine Le Pen. Le parti aurait rémunéré des permanents du RN avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires, entre 2005 et 2015. Dans le cadre de cette affaire, Bruno Gollnisch, eurodéputé, a été mis en examen vendredi 6 juillet par les juges d’instruction financiers parisiens pour « abus de confiance ».

« Je n’ai pas détourné un centime »

« C’est dérisoire. Je n’ai pas détourné un centime du Parlement européen », a réagi l’élu, sollicité par l’AFP. « Au contraire, mes assistants parlementaires ont fourni un travail acharné, conformément à la législation et aux usages de la vie parlementaire », a-t-il fait valoir. Les assistants concernés sont Guillaume Lhuillier et Micheline Bruna.

M. Gollnisch dénonce en outre le fait que « l’administration politisée du Parlement européen a déclaré devant le tribunal du Luxembourg qu’elle n’avait aucune procédure en cours contre moi, alors qu’elle s’est constituée partie civile contre quasi tous les élus FN » au Parlement européen. « Ce qui constitue un délit d’escroquerie au jugement », selon l’eurodéputé.

Le 7 mars dernier, le tribunal de l’UE à Luxembourg avait rejeté une requête de Jean-Marie Le Pen, également eurodéputé, et de Bruno Gollnisch qui demandaient l’annulation de la décision du Parlement européen, début 2016, de leur faire restituer respectivement 320.026 et 275.984 euros qui auraient été indûment versés pour ces assistants parlementaires.

Il s’agit de la dixième mise en examen dans cette affaire où sont déjà poursuivis le FN en tant que personne morale et huit assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen et Louis Aliot.