Il y a quelques mois, les associations de terrain alertaient sur un début de « contagion des publics » entre les migrants et les toxicomanes du nord de Paris. Aujourd’hui, la situation est explosive.

Ce reportage audio a été produit avec Benjamin Sarralié (réalisateur RFI Labo). À écouter de préférence au casque afin de profiter de toute l’expérience immersive du son binaural également appelé « 3D sonore » :

Avec le brutal démontage du Centre de Premier Accueil dit « la bulle » en mars dernier, nombreux sont les migrants à errer dans le nord de Paris, entre le boulevard Ney qui vient fendre le quartier de la Chapelle en deux et le terrain vague dit « la Colline » situé près du périphérique. Alors que l’immense chapiteau gonflable commandé par la Mairie de Paris proposait jusqu’alors un accueil inconditionnel, le dispositif d’examen des dossiers des migrants désormais géré par l’État peine à attirer ceux qui craignant d’être renvoyés aux frontières.

Surtout, depuis la fermeture du Caarud qui prenait en charge les toxicomanes du coin, ces deux populations vulnérables que sont les primo-arrivants et les toxicomanes se fréquentent. Entre économie de la débrouille et violence de la rue, certains migrants acceptent les premières doses de crack offertes par les dealers, jusqu’à sombrer dans l’addiction.

Certaines voix estiment que dans cette partie du 18e arrondissement laissée à l’abandon, l’on a ajouté de la misère à la misère. Aurait-on pu éviter cette situation dramatique ? Pourquoi la « Bulle », construite pour être déplacée, n’est-elle pas remontée ailleurs ?

Pendant plusieurs semaines, nous avons suivi des associations de terrain sur des maraudes sociales et avons tendu notre micro à différents acteurs de cet épineux dossier sanitaire.

BONUS : présentation à l’antenne du reportage audio.