Le marché français des voitures particulières neuves a progressé de près de 3% en 2018. La part du diesel diminue toujours, à 40% des immatriculations, bien loin de son apogée en 2012.

Malgré un mois de décembre particulièrent noir pour le secteur, le marché automobile en France de voitures neuves a été porteur encore en 2018. Selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), il a augmenté de près de 3% sur les 12 derniers mois. En tout, 2.173.481 immatriculations ont été comptabilisées. Ce chiffre, conforme aux attentes des constructeurs, a tout de même été fragilisé par un mois de décembre très mauvais. Par rapport à décembre 2017, les immatriculations ont chuté de 14,5%, à 165.390. Le CCFA explique cela d’une part avec le mouvement des «gilets jaunes» qui a nettement affecté le commerce et d’autre part car beaucoup de voitures, notamment étrangères, ne sont pas encore arrivées sur le marché français, faute d’homologation.

Une bonne année pour les constructeurs français, le diesel en berne

Sur l’ensemble de l’année, PSA et Renault ont augmenté ensemble leurs ventes de 8,32%. Dans le détail, PSA engrange 698.985 immatriculations (+ 13,36%), grâce notamment à l’intégration d’Opel, qui en 2017 avait été comptabilisé dans le giron de l’américain General Motors (GM). Le groupe confirme ainsi sa place de numéro 1 dans l’Hexagone, avec une part de marché de près de 30%.

Le groupe Renault a lui progressé de 2,48%, tiré par la marque Dacia (+19%). Côtés constructeurs étrangers, si Toyota (+9,93%), l’alliance Fiat-Chrysler (+12,67%) et Hyundai (+16,54%) tirent très nettement leur épingle du jeu, les constructeurs allemands Volkswagen (-1,1%) et BMW (-3,21%) reculent.

Autre fait notable, celui du déclin progressif et continu du diesel. En chute libre depuis 2012, où il représentait alors les trois quarts du marché, celui-ci a encore diminué, passant de 47,3% en 2017 à 40% des voitures immatriculées en 2018. Cette désaffection ne se reporte toutefois que très modérément sur les voitures électriques ou hybrides dont les ventes n’ont augmenté que de 6% en 2018. «Cela reste encore faible», note François Roudier, porte-parole du CCFA. «L’offre va réellement arriver sur le marché en 2019 et 2020».