Retrouvez notre chronique de Blue, le nouveau documentaire animalier de Disneynature, qui se penche cette fois-ci sur nos océans mystérieux

Peut-on vivre sans se connaître ? Si le sol sous nos pieds nous est familier, deux tiers de notre belle planète nous sont inconnus. Berceau de la vie, l’Océan ne fait que rarement la lumière sur son écosystème aussi majestueux que fragile. Qu’ils soient dauphins, baleines ou crustacés colorés, ils seront nos guides lors d’une plongée en haute mer fascinante et nécessaire.

Après les pandas, les ours et les singes, Disneynature se frotte cette fois-ci à notre passé, mais aussi à notre futur. En portant à l’écran la source de la vie sur celle que l’on surnomme “la planète bleue”, les documentaristes vétérans Keith Scholey et Alastair Fothergill ne s’adonnent pas simplement au 7e art, ils font un travail d’utilité publique débordant d’élégance. Pédagogique sans se départir de ses qualités d’objet filmique pour le moins hors du commun, c’est un documentaire exemplaire. Et si l’œil non exercé pourrait y voir un énième essai animalier, Blue est probablement la meilleure création de Disneynature. Faisant fi d’une personnification à outrance (qui avait grandement alourdi Chimpanzés), il distille quelques informations “personnelles” sur ses protagonistes à une dose homéopathique.

Les questions superflues cessent. Les consciences se réveillent. La magie opère.