Devant les députés mercredi, le ministre de l’Intérieur a promis de rétablir « l’Etat de droit » dans les facultés, dont une faible proportion est bloquée.

Gérard Collomb a promis mercredi que « l’Etat de droit » serait rétabli « partout » et « en particulier dans les facultés » qui font l’objet de blocages ou de perturbations, dans le cadre du mouvement de protestation contre la loi réformant l’accès à l’université. « Partout nous rétablirons l’Etat de droit et en particulier dans les facultés, où une minorité empêche les étudiants de passer leurs examens », a déclaré le ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement.

Une dizaine de sites bloqués au niveau national.

Au niveau national, quatre universités sur environ 70 sont totalement bloquées et une dizaine de sites perturbés (sur quelque 400) par des étudiants opposés à la loi réformant l’accès à l’université, accusée d’instaurer une « sélection » déguisée. Interrogé, plus spécifiquement, par la députée LREM de l’Hérault Patricia Mirallès sur les débordements survenus samedi à Montpellier dans le cadre d’une manifestation contre le gouvernement, Gérard Collomb a considéré qu’il ne fallait pas que « la convergence des luttes puisse être synonyme de la convergence des casseurs ».

« Les casseurs seront condamnés ».

La manifestation antigouvernementale de Montpellier a notamment réuni de jeunes anarchistes, des opposants à la réforme de l’université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Sept policiers ont été blessés au cours de la manifestation, a précisé Gérard Collomb, qui a promis : « Les casseurs seront déférés demain (jeudi) devant la justice et condamnés. »