L’Airbus A330 a essuyé des tirs d’arme automatique à son approche de l’aéroport de Pointe-Noire, d’où il devait redécoller ce dimanche. Les 110 passagers doivent être ramenés en France par un autre appareil.

Un appareil d’Air France a essuyé des tirs dans la nuit de samedi à dimanche sur l’aéroport international de Pointe-Noire, en RD Congo. L’Airbus A330 en provenance de Paris a été endommagé et est resté immobilisé sur le tarmac de l’aéroport A. Agostinho-Neto.

Dans une vidéo publiée sur YouTube et montrant les impacts de balles, un homme raconte qu’«un agent de la GTA [la gendarmerie des transports aériens, ndlr]» qui se trouvait «en état d’ébriété avancée» a tiré à deux reprises en direction de l’appareil.

Selon les informations de RFI, l’avion est arrivé en République du Congo pour rapatrier 110 ressortissants français qui voulaient quitter le pays à cause de l’épidémie de Covid-19.

L’appareil n’est pas en état de redécoller dans l’immédiat. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux par des sites locaux ou spécialisés montrent des impacts sur la carlingue.

L’appareil « était placé sous la surveillance de la Gendarmerie du Transport Aérien et d’un prestataire de sûreté d’Air France », selon Air France, qui dit avoir déposé plainte pour les dommages causés à l’avion. « Une enquête a été ouverte par les autorités locales », ajoute la compagnie aérienne.

L’Airbus devait rapatrier 110 passagers en France ce dimanche entre Pointe-Noire, Bangui et Paris-Charles de Gaulle.