C’est une histoire digne d’un roman de Kafka. Faute de pouvoir rentrer dans son pays pour cause de Covid, une journaliste néo-zélandaise a dû accoucher en Afghanistan. Dans une lettre ouverte, elle dénonce les mesures injustes appliquées par son pays.

Charlotte Bellis est correspondante en Afghanistan. En rentrant au Qatar, où se trouve le siège de son média, la jeune femme apprend sa grossesse.

Mais dans ce pays, il est interdit de tomber enceinte hors mariage. Elle garde donc l’information secrète et prépare son retour en Nouvelle-Zélande.

À cette annonce surprise s’ajoute la complexité de la crise du Covid. Son pays limite drastiquement le nombre d’entrées sur le territoire. Malgré de nombreuses démarches, aucune dérogation ne lui est accordée.

En dernier recours, Charlotte Bellis organise une rencontre avec un haut responsable taliban pour lui demander l’autorisation d’accoucher en Afghanistan. « Bien sûr, avec plaisir », aurait répondu ce dernier.

Dans The New Zealand Herald, la journaliste interpelle le gouvernement néo-zélandais. C’est un comble, selon elle, que les talibans soient plus accueillants que son propre pays.

Pour les nouveaux dirigeants afghans, cette histoire participe à un plan de communication visant à les dédiaboliser sur la scène internationale.

Les experts des Nations unies dénoncent en réalité, l’institutionnalisation de la discrimination et la violence sexiste à grande échelle.