Les jeunes vont-ils sortir des classes pour revêtir le gilet jaune ? Depuis mardi 20 novembre, certains lycéens semblent vouloir rejoindre les manifestations. A Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, des jeunes ont ainsi défilé et ont même participé à une action de blocage d’un rond-point, comme l’a constaté La Provence.

Au-delà de cet exemple local, les syndicats lycéens et étudiants se demandent s’ils doivent rejoindre le mouvement. Ils restent pour l’heure divisés sur la question. L’UNL (Union nationale lycéenne) appelle ainsi à une journée d’actions et de blocages le vendredi 30 novembre, a indiqué sa direction à franceinfo, mercredi 21 novembre. L’objectif : porter des revendications telles que la sélection à la fac ou la réforme du lycée, qui ne « sont pas directement liées aux ‘gilets jaunes’ mais qui s’inscrivent dans le contexte », a expliqué à franceinfo Louis Boyard, président de l’UNL.

« Nous demandons la baisse du tarif des cantines »

Deux autres syndicats lycéens, l’UNL-SD et la Fidl, appellent de leur côté à la tenue d’assemblées générales, mercredi 28 novembre, pour décider d’un éventuel soutien aux « gilets jaunes », a appris franceinfo. L’UNL-SD, le deuxième syndicat lycéen (22% aux dernières élections), né d’une scission de l’UNL, appelle même à bloquer les lycées jeudi 29 novembre. « Le week-end, notre impact est nul, explique à franceinfo Nathan Le Potier, secrétaire général de l’UNL-SD. Mais nous avons un point de convergence avec les ‘gilets jaunes’, c’est celui du pouvoir d’achat. » Il précise que la volonté de rejoindre les « gilets jaunes » vient d’une « forte demande des militants ».

L’UNL-SD souhaite mettre en avant la baisse des APL, le montant des bourses qui stagnent ou encore le coût des transports en commun en Ile-de-France, jugé trop élevé. « Nous demandons aussi la baisse du tarif des cantines, puisque c’est souvent le seul repas pris par les lycéens », détaille Nathan Le Pothier.

Mais le son de cloche n’est pas le même du côté des syndicats étudiants. La mobilisation ne prend ainsi pas pour l’heure du côté de la Fage (le plus important syndicat étudiant) ni de l’Unef, qui ne souhaitent pas se joindre au mouvement des « gilets jaunes », ont précisé ces organisations à franceinfo.