Des mouvements de grève se sont tenus en Allemagne et en Espagne. Les grévistes demandent de revoir la convention collective que leur applique le géant de l’e-commerce.

Des milliers d’employés du géant américain du commerce en ligne Amazon étaient en grève en Espagne et en Allemagne mardi, jour de son opération promotionnelle « Prime Day », pour protester contre leurs conditions de travail, selon les syndicats.

En Espagne, les salariés du plus grand centre logistique d’Amazon du pays, à San Fernando de Henares près de Madrid, étaient en grève pour le deuxième jour consécutif et devaient poursuivre le mouvement mercredi.

Ana Berceruelo, du syndicat Commissions ouvrières (CCOO) qui se revendique premier syndicat au sein de l’entreprise en Espagne, a indiqué à l’AFP que 1200 salariés participaient au mouvement, soit environ 80% du personnel du centre, comme lundi.

Les syndicats espagnols réclament une hausse de salaire supérieure à celle de 1,1% proposée par Amazon et dénoncent l’application unilatérale par le groupe d’une convention collective moins avantageuse que celle appliquée auparavant.

« Les chiffres donnés par les organisations syndicales sur la participation à la grève (…) ne correspondent pas à la réalité. Aujourd’hui, la majorité des employés du centre ont travaillé et traité les demandes de nos clients », a assuré mardi Amazon Espagne dans un communiqué, sans donner de chiffres précis.

Aucune grève en Pologne

En Allemagne, six sites étaient mardi concernés à travers le pays (Hersfeld, Leipzig, Graben, Rheinberg, Werne et Coblence) et le mouvement devait se poursuivre à Leipzig mercredi.

Selon le premier syndicat allemand du secteur tertiaire, Verdi, 2400 salariés participaient au mouvement. Contactée par l’AFP, Amazon Allemagne ne faisait pas de commentaire dans l’immédiat sur la participation.

« Le message est clair: quand le géant du commerce en ligne s’enrichit, c’est sur le dos de la santé de ses employés », a déclaré dans un communiqué Stefanie Nutzberge, représentante de la branche Commerce au sein de Verdi, qui exige en priorité l’établissement d’une convention collective pour l2.000 employés allemands d’Amazon, ce que leur refuse le géant américain depuis 2013.

En Pologne, où Amazon compte environ 9000 salariés, aucune grève n’avait lieu dans les quatre centres du groupe, selon le syndicat Solidarité.