Les associations de victimes ont dénoncé une récupération ignoble.

Les opposants au concert du rappeur Médine au Bataclan ont affiché, mercredi 4 juillet, près du mur de la salle de spectacle des portraits de victimes du 13-Novembre accompagnées de la mention : « Non au rappeur islamiste Medine ». Une récupération ignoble qui a dégoûté les familles des victimes des attentats terroristes.

« L’utilisation de portraits des victimes décédées est une procédé ignoble et dégoûtant outre qu’il est totalement abusif. Nous revendiquons à nouveau le droit au respect ! », a tweeté l’association 13onze15.

Même tonalité chez l’association Life For Paris, qui dénonce « l’utilisation non autorisée » des portraits à des « fins de propagande politique ».

Prévenue par un tweet d’une journaliste, la mairie du 6e arrondissement a réagi rapidement et fait retirer les affiches. « Le Maire du 11e a demandé qu’une vigilance toute particulière soit observée, par les services de la prévention de la sécurité ainsi que les services de la propreté de la Ville, afin d’éviter de voir réapparaître ces affiches honteuses », a précisé la mairie sur son compte Twitter.

Médine au Bataclan : le débat confisqué

Le rappeur Médine, qui s’est vu reprocher le mois dernier d’anciennes chansons comme Don’t Laïk » ou « Jihad », est toujours programmé en octobre au Bataclan malgré de nombreuses demandes d’interdiction.