Un homme a été mis en examen pour tentative d’assassinat, soupçonné d’être l’auteur de tirs ayant fait deux blessés, sur fond de trafic de drogues, dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé le parquet.

Un homme de 20 ans a été mis en examen pour tentative d’assassinat et écroué jeudi, soupçonné d’être l’auteur de tirs ayant fait deux blessés dont un grièvement sur fond de trafic de drogues dans la nuit de lundi à mardi près de Dijon, a annoncé le parquet.

« Deux coups de feu ont été tirés en direction d’une voiture » stationnée dans une résidence de Chevigny-Saint-Sauveur, en Côte-d’Or, avec une arme « dont la nature reste à déterminer », a indiqué le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, lors d’une conférence de presse.

Le tireur devait de l’argent à l’une de ses victimes. Cette affaire se déroule « à l’évidence sur fond de trafic de stupéfiants, peut-être de contrefaçon », a précisé le procureur, ajoutant qu’une information judiciaire a été ouverte contre le suspect « ou toute personne ». Le tireur présumé avait déjà été condamné pour violences en 2014. Ce dernier devait de l’argent à au moins l’une des deux victimes, avec lesquelles il avait rendez-vous ce soir-là, ce qu’il reconnaît. Mais il conteste en revanche avoir tiré, disant avoir assisté à des coups de feu provenant d’un véhicule inconnu.

Une des victimes est toujours en soins intensifs. Selon le procureur, ces dernières affirmations « ne sont pas compatibles avec les constatations » effectuées en matière de police scientifique. Un témoin affirme l’avoir vu rentrer chez lui peu après les faits, « très essoufflé et dissimulant un objet » sous ses vêtements. L’une des victimes, un homme de 25 ans très grièvement blessé au cou, était toujours en soins intensifs jeudi, son pronostic vital engagé. Il a plusieurs condamnations à son actif, de 2010 à 2013, pour des affaires de détention ou de trafic de stupéfiants. La deuxième victime, moins grièvement blessée à l’oreille, avait pu appeler les secours elle-même peu après les tirs. Tous deux, ainsi que le tireur présumé, sont originaires des environs.

Les secours sont « arrivés sous protection (des gendarmes), ne sachant pas à quoi on avait affaire », a précisé le général Olivier Kim, commandant de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, qui s’exprimait aux côtés du procureur. L’enquête a été confiée à la section de recherches ainsi qu’à la brigade de recherches de Dijon et plus d’une cinquantaine de gendarmes sont engagés.