Le gouvernement espagnol a saisi la justice pour déterminer s’il y a ou non délit dans une vidéo de mauvais goût diffusée par le Parti populaire.

Le Parti Populaire (PP, droite) espagnol a été vivement critiqué samedi et a reconnu une « erreur », après avoir posté sur Twitter une vidéo laissant entendre qu’il souhaitait la mort du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez.

Furieux, le gouvernement a indiqué dans un communiqué saisir le procureur pour déterminer si « ce tweet constitue un délit et si c’est le cas, pourvoir l’affaire en justice contre ses auteurs et ceux qui l’ont propagé ».

Un clip à l’occasion de l’Epiphanie

La vidéo, postée la veille de l’Epiphanie – une fête très populaire en Espagne puisque c’est le jour où les enfants reçoivent leurs cadeaux, apportés par les Rois mages et non le Père Noël – montre un homme lisant la liste de vœux de son fils assis sur ses genoux.

« Ma chanteuse préférée était Amy Winehouse, et vous me l’avez enlevée », dit le père, « mon acteur préféré était Robin Williams, et vous me l’avez enlevé. Mon humoriste préféré était Chiquito de la Calzada, et vous me l’avez aussi enlevé ». « Je vous écris juste une nouvelle lettre pour vous dire que mon Premier ministre préféré est Pedro Sanchez ».

Si le PP a supprimé le tweet avec la vidéo incriminée, une version où le visage de l’enfant mineur est masqué était encore visible sur le réseau social.

Les excuses du Parti Populaire

La vidéo a provoqué un tollé : accusé d’avoir souhaité la mort du chef de gouvernement socialiste, après avoir supprimé son tweet, le PP a publié des excuses.

« Ce n’était pas dans notre intention d’offenser ou de faire du tort à qui que ce soit. C’était une erreur », a-t-il tweeté.

En France, des Gilets jaunes qui avaient mis en scène la décapitation d’un pantin à l’effigie d’Emmanuel Macron à Angoulême ont été mis en examen pour « provocation à la commission d’atteinte à la vie ». Ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.