Depuis 1946, les agents d’EDF ne paient qu’entre 10 et 15 % du montant réglé par le reste de la population. Une mesure plusieurs fois critiquée et encore une fois, ce mercredi, par le ministre de la Transition énergétique.

Le fameux sur l’antenne d’Europe 1, à quelques jours d’une hausse des tarifs de l’électricité de 5,9 %, initialement prévue cet hiver, mais gelée en pleine crise des Gilets jaunes.

Le « tarif agent » permet à ses salariés, depuis la création d’EDF en 1946, de ne s’acquitter que de 10 % à 15 % du montant payé par le reste de la population. Soit entre 75 et 110 euros par an, contre 750 euros. En 2013, la Cour des comptes avait révélé qu’EDF avait dû provisionner, pour l’année 2010, pas moins de 2,3 milliards d’euros pour le financer. Et précisait que c’est bien le reste des 33 millions de consommateurs qui supporte majoritairement le coût de cet avantage.

« Le groupe EDF représente l’essentiel des coûts de l’électricité. Or ses coûts, et notamment ses coûts salariaux, ont largement dérivé ces dernières années, s’est emporté François de Rugy. Chaque année, la Cour des comptes dénonce ce fameux tarif agent. Peut-être que le PDG d’EDF pourrait changer cela. »