François Hollande voit d’un bon œil une candidature de son ex-compagne.

« Oui, Ségolène Royal est parfaitement légitime. » L’ancien président n’est pas hostile à la candidature de son ex-ministre aux élections européennes de mai prochain. Loin de là… Officiellement, il n’a « aucun conseil à donner » en vue de la constitution des listes. Mais l’éventualité d’un retour au premier plan de son ex-compagne sur la scène électorale est vue avec bienveillance. « Ségolène Royal est une Européenne convaincue », souligne François Hollande qui rappelle qu’en 2011 elle parlait des « Etats-Unis d’Europe ».

« C’est une très bonne idée, approuve Michel Sapin. Ce serait une bonne candidate. Elle a le profil. » Notamment sur les questions écologiques et environnementales, qui, d’après les enquêtes, grimpent dans les priorités des Français. Et le conseiller et ami de François Hollande d’estimer que la barre des 10 % est atteignable « si l’éventuelle candidature de Royal rassemble au-delà des rangs socialistes ». C’est l’objectif : se rapprocher du podium et retrouver l’élite, alors que, pour l’heure, regrette Sapin, « le PS joue en ligue 2 ».

« Les accusations de sexisme de Ségolène Royal dans son livre, « Ce que je peux enfin vous dire »*, ne lui ont pas échappé. »

La balle est désormais dans le camp de l’ancienne ministre, qu’il faut surtout ne pas brusquer d’ici à sa prise de décision, au début de l’année prochaine. « Ségolène Royal y réfléchit : laissons-la dans cet état d’esprit, explique François Hollande. C’est sa liberté. Elle a toutes les capacités pour travailler en faveur de l’Europe et de son pays. » Certes, les accusations de sexisme de Ségolène Royal parues dans son dernier livre, « Ce que je peux enfin vous dire »*, ne lui ont pas échappé. Mais, soutient Hollande, « il n’y a eu aucun sexisme de ma part ». L’ancien chef de l’Etat se dit même prêt aujourd’hui à « lui apporter un soutien » si elle décidait, au final, de replonger dans l’arène électorale.