A la suite des heurts qui ont éclaté dans la capitale ce samedi, des interpellations ont eu lieu. 18 personnes ont été placées en garde à vue.

Cette huitième journée de rassemblements avait pourtant bien commencé. Mais en fin d’après-midi, la préfecture de police a fait savoir à BFMTV que 18 personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue pour des « jets de projectiles » et « port d’arme prohibée », alors que 3500 manifestants étaient réunis dans la capitale.

A Paris, deux manifestations ont été déclarées et autorisées: la première devait relier les Champs-Elysées à la place de la Bourse, tandis qu’un autre cortège devait partir de l’Hôtel de Ville pour se diriger vers l’Assemblée nationale. Plusieurs points de tensions se sont noués dans l’après-midi, d’abord sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, que des manifestants ont tenté de traverser alors que ce passage leur était interdit par la préfecture. Les forces de l’ordre sont intervenues pour faire reculer les gilets jaunes sur une partie du quai.

Plusieurs points de tension dans la capitale

Puis, vers 16h30, des jets de projectiles ont encore terni l’ambiance du rassemblement, allant même jusqu’à blesser un policier, ce dernier a reçu un vélo sur la tête. Un restaurant-péniche a également été incendié au niveau du Musée d’Orsay. Selon nos informations, cet incendie a été causé par un sapin enflammé qui a été lancé sur le toit de la péniche. Le feu a été éteint quelques minutes plus tard par un bateau de pompiers.

Des manifestants ont également incendié des scooters et renversé une voiture sur le Boulevard Saint-Germain dans le 6e arrondissement de la capitale.