Nouveau rebondissement dans la crise des « gilets jaunes ». La polémique a enflé après l’interpellation d’Éric Drouet, mercredi 2 janvier.

Éric Drouet sort de sa garde à vue libre, jeudi 3 janvier, mais avec une convocation devant le tribunal correctionnel. Cette figure des « gilets jaunes » sera jugée le 15 février pour « organisation d’une manifestation sans autorisation ». Il s’en indigne. « Tout ce qu’il se passe ici est politique. La façon dont c’est fait, c’est politique », accuse-t-il au sortir de sa garde à vue. Il avait été interpellé vers la place de la Concorde à Paris, lors d’un rassemblement non déclaré selon les policiers, mercredi 2 janvier.

De nouvelles manifestations des « gilets jaunes » prévues

Le chauffeur routier avait annoncé qu’il allait marcher, sans gilet jaune. Plusieurs dizaines de manifestants avaient répondu à son appel, une vidéo diffusée dans l’après-midi. Le 22 décembre, Éric Drouet avait été interpellé une première fois pour « port d’arme prohibée », en l’occurrence un bâton, et déjà pour « organisation d’une manifestation non déclarée ». Des faits qui seront aussi jugés en février. Le soir de sa libération, place de la République à Paris, une centaine de manifestants sont rassemblés, là encore sans autorisation, en soutien notamment à Éric Drouet. Depuis les derniers jours de décembre, le gouvernement affiche sa fermeté. Le bras de fer continue, alors que samedi 5 janvier, de nouvelles manifestations sont prévues partout en France.