Le Portugal est touché depuis lundi par une grève illimitée des chauffeurs de camions-citernes.

À l’aéroport de Lisbonne, au Portugal, l’effervescence est celle d’un mois d’août. David, un Italien, s’apprête à partir à bord d’une petite voiture de location. Il n’était pas au courant de la grève illimitée des transporteurs de carburants, qui a débuté lundi 12 août au Portugal. « Le réservoir de la voiture est tout petit. On va rouler très lentement, commente-t-il. Dès qu’on pourra, on laissera la voiture au parking et on prendra les bus et les taxis. »

Des camionneurs réquisitionnés

La grève des transporteurs de carburant, qui réclament des hausses de salaire, provoque déjà des pénuries dans les stations-service. Le gouvernement portugais a décidé dès lundi de réquisitionner des camionneurs, afin de garantir l’approvisionnement des secteurs stratégiques du pays. Mais le mouvement sonne comme une mauvaise nouvelle pour les touristes qui avaient prévu de se tourner vers la location de voitures. « Il va falloir anticiper pour ne pas tomber en panne, en espérant que ça ne dure pas », s’inquiète Aurélie, une Française.

Nous allons guetter les stations qui ont de l’essence ou pas, avant d’être à la fin du réservoir.

Une touriste française

à franceinfo

« Il va falloir que je maintienne le réservoir toujours plein », souligne Anderson, un jeune Brésilien venu chercher ses amis à l’aéroport de Lisbonne. Il s’apprête à passer cinq jours en Algarve, dans l’extrême-sud du Portugal. « J’ai préféré ne pas annuler ma location de voiture, puisqu’on a déjà payé la réservation de l’hôtel et d’autres dépenses », explique-t-il.

Face à cette grève, les agences de location de voiture font preuve de davantage de souplesse. « Nous garantissons la remise des voitures avec le plein ou un demi-réservoir, afin que les personnes puissent entamer leur voyage, explique Silvia, une employée. Au retour, nous n’appliquerons pas de taxe supplémentaire si le réservoir est vide. »

L’autonomie en kérosène de l’aéroport de Lisbonne n’est que de quatre jours. En avril, une précédente grève des transporteurs de carburant avait débouché sur des hausses de salaire pour les chauffeurs de camions-citernes, qui exigent désormais de nouvelles augmentations.