L’Inde a levé jeudi l’interdiction d’exportation d’hydroxychloroquine, dont elle assure 70% de la production mondiale, au moment où des interrogations se multiplient quant à l’efficacité de ce médicament antipaludéen pour traiter les malades du Covid-19.

La Direction générale du Commerce extérieur a annoncé que « l’hydroxychloroquine et ses formules » peuvent à présent être exportées.

Invoquantles besoins de sa population, l’Inde avait interdit fin mars l’exportation de ce médicament, aussi utilisé pour le traitement du lupus et de la polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune,

Mais New Delhi avait partiellement levé début avril cette interdiction, lorsque le président américain Donald Trump avait fait allusion à la possibilité de représailles.

Le Brésil, l’Allemagne et plusieurs pays d’Asie du Sud-Est et africains figureraient parmi les pays ayant demandé à l’Inde de leur fournir de plus grandes quantités d’hydroxychloroquine en pleine épidémie de nouveau coronavirus.

Les plus hautes instances de la recherche bio-médicale indiennes ont approuvé l’utilisation de l’hydroxychloroquine en tant que traitement préventif contre le Covid-19.

L’Organisation mondiale de la santé a annoncé avoir décidé mercredi d’arrêter les essais cliniques sur l’hydroxychloroquine en tant que traitement potentiel des malades du Covid-19 hospitalisés, arrivant à la conclusion que cet antipaludéen ne réduisait pas leur taux de mortalité.

Elle a toutefois souligné que la décision d’arrêter les essais sur les patients hospitalisés souffrant du Covid-19 ne concernait pas l’usage ou l’évaluation de cette molécule en tant que traitement préventif de la maladie due au nouveau coronavirus.

L’usage de l’hydroxychloroquine pour traiter les personnes ayant contracté cette maladie a déchaîné les passions, le président Trump l’ayant un temps défendu, affirmant même en avoir pris à titre préventif.

La France, où un médecin controversé, le Pr Didier Raoult, a défendu l’hydroxychloroquine, en a banni l’usage le 28 mai contre le Covid-19.