Jersey Affair de Michael PearceAvec Jessie Buckley, Johnny Flynn, Geraldine James…De quoi ça parle ? Sur l’île de Jersey, une jeune femme tombe amoureuse d’un homme mystérieux. Cette rencontre la pousse à fuir sa famille tyrannique. Alors que l’homme est soupçonné de plusieurs meurtres, elle le défend aveuglément.Jessie Buckley et Johnny FlynnLe thriller Jersey Affair se déroule sur l’île de Jersey, qui se situe non loin des côtes normandes et possède une population de 100 080 habitants. C’est dans ce cadre spatial plutôt original que Michael Pearce a choisi de situer l’intrigue de son film. Ayant lui-même grandi sur l’île, le réalisateur envisageait ce projet depuis plusieurs années et a commencé à lui donner forme à l’époque où il était étudiant à la National Film and Television School.Plus précisément, c’est un célèbre criminel local qui a servi de source d’inspiration principale à Michael Pearce : un violeur en série ayant sévi sur l’île pendant dix ans, dans les années 1960, surnommé la « Bête de Jersey ». Cet homme, Edward John Louis Paisnel de son vrai nom, a été reconnu coupable en décembre 1971 de 13 agressions sexuelles commises entre 1960 et 1971. Condamné à 30 ans de prison, il est mort en 1994.Le mode opératoire de la « Bête de Jersey » était digne d’un slasher, célèbre sous-genre du film d’horreur où un tueur masqué ne laisse aucune chance à ses victimes. Edward Paisnel avait ainsi pour habitude, lorsqu’il attaquait, la nuit, femmes et enfants, de se vêtir d’un long manteau noir, de bracelets à clous et d’un masque en caoutchouc… Dans un premier temps, la police a soupçonné un pêcheur d’être l’auteur des crimes, mais finalement, aucun élément n’a pu le prouver.Ce n’est qu’en 1971 que les forces de l’ordre sont parvenues à arrêter la « Bête du Jersey ». Edward Paisnel avait grillé un feu et s’était ensuite livré à une course-poursuite avec la police, laquelle a par la suite découvert dans sa voiture son masque et ses autres accessoires… Lors de son procès, le criminel a déclaré être un disciple de Gilles de Rais, une célèbre figure du Moyen-Age qui était un tueur et un violeur d’enfants extrêmement sadique (Vincent Cassel l’a d’ailleurs interprété dans Jeanne d’Arc de Luc Besson, mais sans que cet aspect de sa vie ne soit mentionné dans le film).Particulièrement marqué par cette affaire sordide, Michael Pearce s’est alors intéressé, pour écrire ce qui allait devenir Jersey Affair, aux intrigues révélant l’horreur qui se dissimule sous l’illusion rassurante d’une petite communauté en apparence irréprochable. De cette manière, le metteur en scène en est venu à raconter une histoire en adoptant le point de vue d’une femme (le personnage joué par Jessie Buckley) pouvant bien être intimement liée à un monstre…Voir les secrets de tournage de « Jersey Affair »

Jersey Affair de Michael Pearce

Avec Jessie Buckley, Johnny Flynn, Geraldine James…

De quoi ça parle ? Sur l’île de Jersey, une jeune femme tombe amoureuse d’un homme mystérieux. Cette rencontre la pousse à fuir sa famille tyrannique. Alors que l’homme est soupçonné de plusieurs meurtres, elle le défend aveuglément.

Le thriller Jersey Affair se déroule sur l’île de Jersey, qui se situe non loin des côtes normandes et possède une population de 100 080 habitants. C’est dans ce cadre spatial plutôt original que Michael Pearce a choisi de situer l’intrigue de son film. Ayant lui-même grandi sur l’île, le réalisateur envisageait ce projet depuis plusieurs années et a commencé à lui donner forme à l’époque où il était étudiant à la National Film and Television School.

Plus précisément, c’est un célèbre criminel local qui a servi de source d’inspiration principale à Michael Pearce : un violeur en série ayant sévi sur l’île pendant dix ans, dans les années 1960, surnommé la « Bête de Jersey ». Cet homme, Edward John Louis Paisnel de son vrai nom, a été reconnu coupable en décembre 1971 de 13 agressions sexuelles commises entre 1960 et 1971. Condamné à 30 ans de prison, il est mort en 1994.

Le mode opératoire de la « Bête de Jersey » était digne d’un slasher, célèbre sous-genre du film d’horreur où un tueur masqué ne laisse aucune chance à ses victimes. Edward Paisnel avait ainsi pour habitude, lorsqu’il attaquait, la nuit, femmes et enfants, de se vêtir d’un long manteau noir, de bracelets à clous et d’un masque en caoutchouc… Dans un premier temps, la police a soupçonné un pêcheur d’être l’auteur des crimes, mais finalement, aucun élément n’a pu le prouver.

Ce n’est qu’en 1971 que les forces de l’ordre sont parvenues à arrêter la « Bête du Jersey ». Edward Paisnel avait grillé un feu et s’était ensuite livré à une course-poursuite avec la police, laquelle a par la suite découvert dans sa voiture son masque et ses autres accessoires… Lors de son procès, le criminel a déclaré être un disciple de Gilles de Rais, une célèbre figure du Moyen-Age qui était un tueur et un violeur d’enfants extrêmement sadique (Vincent Cassel l’a d’ailleurs interprété dans Jeanne d’Arc de Luc Besson, mais sans que cet aspect de sa vie ne soit mentionné dans le film).

Particulièrement marqué par cette affaire sordide, Michael Pearce s’est alors intéressé, pour écrire ce qui allait devenir Jersey Affair, aux intrigues révélant l’horreur qui se dissimule sous l’illusion rassurante d’une petite communauté en apparence irréprochable. De cette manière, le metteur en scène en est venu à raconter une histoire en adoptant le point de vue d’une femme (le personnage joué par Jessie Buckley) pouvant bien être intimement liée à un monstre…