Le président de la République a annoncé ce vendredi, à l’issue d’une rencontre à Bruxelles avec d’autres pays européens, que la France « n’ouvrirait pas de centres » fermés pour les migrants.

« Nous avons maintenu la règle de Dublin. Les pays de premier accueil ont une responsabilité qui découle de cela. Ces centres d’accueil n’exonèrent en rien cette responsabilité. C’est pour cela que la France, qui n’est pas un pays de première arrivée compte tenu de sa situation, n’ouvrira pas de centres de ce type », a-t-il déclaré devant la presse.

« Mais les pays de première arrivée, qui portent seuls la charge de cesdites arrivées, auront un financement et une solidarité européenne grâce à cette solution, s’ils la souhaitent », a poursuivi Emmanuel Macron, citant en exemple la Grèce et l’Italie.

« Il nous faut une politique de reconduite beaucoup plus efficace »

« Depuis ces centres, nous nous engageons collectivement à assurer le retour vers le pays d’origine. Or le problème migratoire italien aujourd’hui n’est pas un problème essentiellement lié aux arrivées, qui ont diminué de 80% par rapport à l’année dernière », a-t-il fait valoir.

« C’est le fait que depuis le début de la crise, il y a environ 600.000 étrangers en situation irrégulière et sans perspective d’obtenir l’asile – puisqu’ils ont déjà essuyé un refus – qui résident sur le sol italien sans solution », a affirmé le Président. « Il nous faut avoir une politique de reconduite beaucoup plus efficace et là aussi, avoir une solidarité européenne », a-t-il estimé.

La solution avait été proposée il y a quelques jours par la France et l’Espagne, afin d’instruire rapidement les demandes d’asile des migrants dès leur arrivée sur le sol européen.