La fin du ramadan s’accompagne d’une intensification d’attaques attribuées aux islamistes. Cette année encore, le pays craint une vague de violences.

Les privations pour les musulmans appartiendront sous peu au passé, avec la fin ce mercredi du ramadan.

Mais pour les Nigérians, ce clap de fin comporte en filigrane, une dose d’appréhension. Les populations redoutant la multiplication d’actes terroristes à l’approche de l’Aïde el-Fitr.

Dans ce pays, les djihadistes intensifient les attaques vers la fin du répit imposé par le mois du jeûne. Et les faits semblent nourrir cette appréhension. Mardi, plusieurs personnes ont été kidnappées dans la région de Katsina au Nord-ouest. Alors qu’au nord-est dans l’Etat de Borno, la ville de Maiduguri a été une nouvelle fois le théâtre d’une attaque de Boko Haram.

 L’année dernière, au cours de cette même période, 20 civils avaient été tués par des tirs de roquette attribués à Boko Haram à Gajiganna, à 50 kilomètres de Maiduguri. Reste à savoir si cette année, la donne changera.