Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a affirmé vendredi qu’un calendrier précis sur la fermeture des réacteurs nucléaires serait adopté d’ici la fin de l’année.

Nicolas Hulot commence à dessiner la sortie du nucléaire en France. « Je souhaite qu’à la fin de l’année on ait un calendrier précis avec une date précise, un échéancier » et « qu’on sache quels réacteurs et le nombre de réacteurs », a affirmé vendredi le ministre de la Transition écologique.

« Aucun objectif ne doit compromettre l’autre: on doit fermer nos centrales à charbon d’ici 2022 au plus tard, on doit réduire notre consommation, on doit fermer (la centrale nucléaire de) Fessenheim, et dans le même temps on doit commencer à fermer des réacteurs, mais tout en gardant une sécurité d’approvisionnement », a-t-il indiqué.

Une plus grande part d’énergies renouvelables

Seule la fermeture de la centrale de Fessenheim a pour l’instant été décidée alors que la France veut ramener la part du nucléaire dans sa production d’électricité à 50% contre plus de 70% aujourd’hui, à un horizon qui reste à déterminer. « On va pouvoir développer les énergies renouvelables peut-être plus vite et plus massivement », a estimé Nicolas Hulot. « De voir des boîtes comme Total ou EDF qui vont s’y mettre massivement, ça va nous permettre probablement d’y voir beaucoup plus clair », selon lui.

« On a fait la démonstration il y a très peu de temps que nos réseaux peuvent absorber beaucoup plus d’énergies renouvelables qu’on se le fixait. Je rappelle qu’au mois de mai dernier, nous avons eu 27% d’énergies renouvelables qui entraient sur le réseau » électrique, a poursuivi le ministre.

Le pays doit mettre à jour d’ici à la fin de l’année sa feuille de route énergétique dans le cadre de la « programmation pluriannuelle de l’énergie » (PPE) pour les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Nicolas Hulot s’exprimait à l’occasion de la clôture du débat public sur cette PPE, dont le gouvernement doit présenter une première version cet été. « On va donner quelques premières orientations, mais pas quelque chose d’abouti, sinon ça veut dire que tout est pipé. Puis après on va mettre tout ça à la consultation jusqu’à la fin de l’année puis à la fin de l’année on aura, je pense, un scénario clair », a insisté le ministre.