Le pont de 19 kilomètres entre la Crimée et la Russie a été inauguré ce mardi par Vladimir Poutine.

La France a condamné ce mardi la construction du pont reliant la Crimée à la Russie, inauguré en grande pompe par le président Vladimir Poutine quatre ans après l’annexion de la péninsule ukrainienne par Moscou.

Réduire l’isolement

Paris « condamne la construction par la Russie du pont de Kertch qui contribue à priver l’Ukraine d’un plein accès et de l’utilisation de ses eaux territoriales internationalement reconnues », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.

Au volant d’un camion orange, Vladimir Poutine a inauguré ce mardi le pont, un chantier colossal et très symbolique visant à réduire l’isolement de la Crimée dont l’annexion par la Russie n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

Des élus français à l’inauguration

Le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groïsman a accusé « l’occupant russe » de « bafouer le droit international » et promis le retour de la Crimée dans le giron de l’Ukraine.

La France « demeure fermement attachée au rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine », a déclaré de son côté la porte-parole de la diplomatie française. Paris a aussi « regretté » la présence d’élus français à la cérémonie d’inauguration, la qualifiant « d’initiative personnelle » qui « ne saurait engager la responsabilité des autorités françaises ».