Le chef de l’Etat a décidé de ne pas se rendre au congrès des maires de France, porte de Versailles, où il avait essuyé des huées l’année dernière.

Emmanuel Macron n’ira pas au congrès des maires de France, mais promet de débattre avec les nombreux élus invités à l’Elysée, mercredi 21 novembre. Le président français tiendra une séance de questions-réponses, qui n’était initialement pas prévue, après son discours. Il ne fera aucune « annonce magique » mais apportera des « réponses concrètes », a précisé le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui parle d’un exercice « inhabituel » et « indispensable ».

Le chef de l’Etat a décidé de ne pas se rendre porte de Versailles, où il avait essuyé des huées l’année dernière, mais répète qu’il veut renouer les liens avec les collectivités.

Dans un communiqué diffusé mercredi, l’Association des maires de France (AMF) demande à Emmanuel Macron et au gouvernement de s’engager dans « une vraie négociation » avec les communes pour rétablir la confiance entre l’Etat et les élus. « C’est pourquoi nous (…) souhaitons la mise en place d’une méthode de travail avec un calendrier précis qui permette à l’Etat et à l’AMF de s’engager dans une négociation sincère afin de rétablir la confiance », poursuit-elle. « Il y a urgence à renouer le dialogue dans une vraie négociation », affirme l’AMF.

« Colère sociale »

« Le dialogue n’a jamais été rompu » avec les élus locaux, a assuré M. Griveaux. « Nous sommes du côté des maires, pas du côté de ceux qui les instrumentalisent après avoir consciencieusement baissé leurs dotations lorsqu’ils étaient aux responsabilités », a-t-il accusé, reconnaissant « un grand désarroi de nombreux maires ». « Ceux qui ont décliné l’invitation sont souvent les mêmes qui auraient souhaité que le président de la République se rende au congrès des maires, donc il y a une forme de contradiction », a poursuivi M. Griveaux.

Au cours de l’échange à l’Elysée, « les maires diront la colère sociale à laquelle ils sont confrontés, leur sentiment d’être parfois démunis face à une administration centrale sourde à leurs demandes ». Ils attendent « des solutions concrètes » à des problèmes concrets, a-t-il conclu.

Mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement, Edouard Philippe a exprimé son « estime » et son « admiration » pour les maires, qui sont « ceux qui s’y collent ». Le premier ministre se rendra jeudi au congrès des maires.

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