Marine Le Pen a souligné le « quotidien particulièrement difficile » de la police scientifique et leur « manque notoire de moyens ». Elle demande une revalorisation de leur statut prenant « réellement en compte la pénibilité et la dangerosité de leur travail ».

Marine Le Pen a exprimé dimanche son soutien à l’appel à la grève lancé par le Snipat, un des syndicats de la police technique et scientifique, a annoncé dimanche la présidente du Rassemblement National, dans un communiqué.

Le Snipat a appelé à la grève pour la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Il réclame une amélioration du statut des techniciens et scientifiques de la police, soit environ 2.500 personnes. L’intersyndicale, qui avait dans un premier temps lancé un préavis de grève illimitée à partir du 26 décembre, a finalement décidé de cibler cette nuit symbolique avant une rencontre avec le ministre de l’Intérieur le 8 janvier.

« Un manque évident de considération et de reconnaissance »

« Marine Le Pen tient à exprimer son soutien aux fonctionnaires de la Police Technique et Scientifique qui feront grève le 31 décembre afin de protester contre leurs conditions de travail, ainsi qu’un manque évident de considération et de reconnaissance », indique le communiqué.

Dénonçant leur « quotidien particulièrement difficile » et leur « manque notoire de moyens », elle demande une revalorisation de leur statut prenant « réellement en compte la pénibilité et la dangerosité de leur travail » avec « un alignement de leur régime de retraite sur celui des autres fonctionnaires ».

Elle rend aussi « hommage à tous les fonctionnaires de police et aux militaires » confrontés à « une réalité éprouvante et insuffisamment reconnue politiquement et statutairement ».