À partir de dimanche, les entreprises ont l’obligation d’éteindre les enseignes lumineuses et les vitrines la nuit. La mesure remonte à 2012 mais elle entre vigueur seulement maintenant pour tenter de réduire la pollution lumineuse.

C’est une mesure qui remonte à 2012 qui entre en vigueur dimanche 1er juillet : l’obligation d’éteindre les enseignes lumineuses et les vitrines chaque nuit, entre 1h et 6h du matin. L’objectif est de limiter l’impact de la pollution lumineuse nocturne, qui s’est intensifiée ces dernières années.

Plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle et le tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée. Si elles semblent aller dans le bon sens, ces mesures sont jusqu’à présent peu suivies d’effets.

Forte pollution lumineuse

En l’espace de seulement 20 ans, la quantité de lumière émise la nuit a augmenté de 94%. En cause : les lampadaires et l’éclairage des routes toujours plus présents.

Un autre arrêté, datant de 2013, prévoyait l’extinction des vitrines et des bureaux à partir d’une heure du matin. Mais les bilans menés par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne démontrent que la mesure n’est pas très suivie, faute de contrôles suffisants.

1000 gigawattheure d’économie

« Certains, par manque d’information peut-être, ne suivent pas cette mesure. D’autres considèrent qu’à partir du moment où il n’y a pas de vérification, ils ne voient pas pourquoi ils changeraient. 84% des Français sont favorables aux extinctions de ces dispositifs lumineux aux heures creuses. On a tout à y gagner, en euro, en kilowattheure, en réduction de pollution lumineuse et en répondant aux attentes des Français », explique Anne-Marie Ducroux, la présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne.

Si ce décret est réellement appliqué, il permettra de réduire considérablement la consommation énergétique. Chaque année, 1000 gigawattheure seraient ainsi économisés, l’équivalent de la consommation électrique de 370 000 ménages.