Le favori Christian Jacob, ainsi que les députés Guillaume Larrivé et Julien Aubert se portent candidats à la présidence du parti de droite.

Les candidatures pour la présidence de LR seront closes ce soir à 20 heures, les trois postulants déclarés ayant déjà déposé leurs parrainages. L’élection doit avoir lieu les 12 et 13 octobre dans un parti en reconstruction après une série de défaites électorales cinglantes. Lundi, le favori au scrutin interne, Christian Jacob, par ailleurs patron du groupe à l’Assemblée nationale, a validé sa candidature fort du parrainage de plus de 10 000 militants (1 311 suffisaient) et de 122 parlementaires. Se sont ensuite annoncés mardi Guillaume Larrivé et Julien Aubert, qui font eux figure de challengers. Le premier est député de l’Yonne, le deuxième du Vaucluse et il a en outre la particularité d’avoir été condisciple d’Emmanuel Macron à l’ENA.

Tout cela fait suite à la démission, début juin, du président de LR Laurent Wauquiez, et correspond à la volonté du parti, qui organise à la rentrée une série de conventions «pour proposer une grande alternative aux Français», selon les mots du sénateur LR Gérard Larcher, de «refonder la droite». Sonné par ses deux défaites consécutives aux présidentielles de 2012 et 2017, le parti a touché le fond aux dernières européennes en ne récoltant que 8,48% des voix. La tête de liste de LR pour ces élections, François-Xavier Bellamy, à l’instar du président du parti Laurent Wauquiez, n’ayant jamais réussi à trouver sa place entre la droite macroniste et l’extrême droite du Rassemblement national, toutes deux en tête en mai.

A ce sujet, le «deuxième» prétendant à la présidence, Guillaume Larrivé s’est dit mardi «complètement conscient de la situation», qui est «hyper compliquée pour les Républicains». Vice-président de la commission d’investiture de LR, Roger Karoutchi, a lui souhaité le retour d’une certaine «sérénité» pour entamer la «longue phase de reconstruction» d’un parti aussi miné par les divisions et les départs de figures comme Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, Alain Juppé ou Valérie Pécresse.