La responsable de l’adoption du département de Seine-Maritime avait affirmé que les couples homposexuels n’étaient « pas prioritaires » pour adopter et devaient s’ouvrir à « des profils d’enfants atypiques ». Elle a été relevée de ses fonctions depuis.

Le parquet de Rouen a annoncé jeudi 21 juin l’ouverture d’une enquête préliminaire pour discrimination après des propos d’une responsable de l’adoption du département de Seine-Maritime concernant des homosexuels. Ces derniers « ne sont pas prioritaires » pour adopter et doivent s’ouvrir à « des profils d’enfants atypiques », avait-elle déclaré au micro de France Bleu Normandie, lundi 18 juin.

« Une enquête a été ouverte mercredi pour discrimination à la suite de la plainte déposée »mardi par l’Association des familles homoparentales (ADFH), a précisé le procureur de la République de Rouen, Pascal Prache. La responsable a été relevée de ses fonctions mercredi.

« Ce qu’elle dit, c’est que les enfants dont personne ne veut, comme les enfants trop cassés, handicapés, pourraient faire l’objet d’une adoption par les couples homosexuels, mais ils ne seraient pas prioritaires, avait justifié sur franceinfo Alexandre Urwicz, président de l’ADFH, mardi. Tout ça, c’est de l’homophobie, cela relaie l’idée qu’on serait des sous-citoyens, qu’on devrait passer après tout le monde. »