Le secrétaire général de l’Unsa a annoncé 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022, à la sortie d’un entretien avec Édouard Philippe.

La dette de la SNCF sera épongée par l’État à hauteur de « 35 milliards d’euros », a annoncé vendredi, Luc Bérille, secrétaire général de l’Unsa, à la sortie de Matignon.

« Le Premier ministre a été précis », a-t-il dit. Concernant les investissements dans le système ferroviaire, l’État va augmenter sa participation de « 200 millions d’euros par an », soit « 3,8 milliards » d’investissements au total par an, a-t-il ajouté. « Le dossier avance », il y a « désormais un dialogue » mais les avancées « obtenues par la négociation » ne sont « pas encore complètes du point de vue de l’Unsa » et « la phase qui s’ouvre (au Sénat, ndlr) va être décisive », a souligné Luc Bérille.

« Montrer qu’on veut peser »

La décision sur une sortie de l’Unsa ferroviaire de la grève à la SNCF sera prise « très rapidement dans nos structures », a déclaré son secrétaire général Roger Dillenseger, vendredi à la sortie de l’entretien avec le Premier ministre.

L’Unsa reste encore dans la mobilisation unitaire lancée début avril car « le texte officiel, c’est ce qui sortira du Sénat », où le projet de loi sera voté le mardi 5 juin, a-t-il ajouté. L’Unsa participera mardi à la manifestation syndicale prévue près du Sénat « pour montrer qu’on veut peser » sur le débat à la chambre haute, a-t-il indiqué.