Le groupe pétrolier a décidé de ne pas sponsoriser l’événement sportif, après une rencontre avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui souhaite des JO neutres en carbone.

Le groupe Total ne sera pas partenaire des jeux Olympiques 2024, selon une information du quotidien « le Monde ». C’est après une rencontre avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, que le président de Total, Patrick Pouyanné a pris la décision de renoncer au projet de sponsoring.

Contacté par le journal, Patrick Pouyanné le président de Total a confié qu’il avait noté que la maire de Paris a « des doutes sur le fait que Total puisse contribuer à ces jeux Olympiques ». L’association entre le groupe pétrolier et la Ville de Paris est contraire aux ambitions écologiques d’Anne Hidalgo. Cela pourrait par ailleurs impacter sa campagne pour les municipales de 2020 et ses alliés écologistes.

Savoir distinguer partenaires et engagements environnementaux

Anne Hidalgo avait déjà fait connaître son opposition au partenariat avec Total dans une lettre destinée à Tony Estanguet, président du comité d’organisation des jeux Olympiques et paralympiques de 2024 et révélée par « le Parisien ». Sans jamais citer l’entreprise Total, elle exprimait son doute face à certains sponsors.

« Il serait très difficilement compréhensible pour nos concitoyens que soient retenues des entreprises dont l’activité aurait un lourd impact sur l’environnement, en se fondant notamment sur le recours massif à des énergies carbonées. »

Le triple champion olympique de canoë avait répondu en insistant sur la distinction à faire entre les partenaires et les engagements environnementaux de Paris 2024. « Le choix des partenaires ne viendra jamais remettre en cause cette ambition et les engagements que nous avons pris. Au contraire, j’ai la conviction que notre capacité collective à impliquer les entreprises françaises sera clé dans la réussite de ce projet » a-t-il affirmé.

Ce renoncement de Total représente une perte financière importante pour le comité d’organisation. Avec un budget de 3,8 milliards d’euros, il mise sur 1,2 milliard d’euros de recettes en sponsoring. La recherche de nouveaux partenaires avec une identité plus « verte » est donc lancée.