L’Union africaine prend son temps concernant la situation au Tchad alors que dans le pays, la société civile reste vent débout contre les militaires.

La réunion de son Conseil de paix et de sécurité appelée à se pencher sur le rapport de la mission envoyée à N’Djamena, a été renvoyée à vendredi alors qu’elle devait se tenir mardi après l’échec du rendez-vous de lundi, officiellement pour des raisons techniques.

L’organisation continentale hésite entre une suspension du pays pour non-respect des normes constitutionnelles et l’accompagnement de la transition militaire. Aux antipodes de ses pratiques face aux coups de force. Même si elle avait appelé à une transition pacifique et démocratique. Un appel resté sans suite.

Pendant que l’UA tergiverse, la situation dans le pays reste préoccupante. La coordination citoyenne Waki Tama, une coalition de partis de l’opposition et des acteurs de la société civile, appelle à manifester le 19 mai contre la junte dirigée par le général Mahamat Déby Itno.

Alors que la manifestation organisée le 27 avril par cette même coalition avait été réprimée dans le sang. Six personnes avaient trouvé la mort selon le bilan officiel.