Une enquête a été ouverte après la découverte de sept panneaux de signalisation aux abords de Toulouse, portant l’inscription «djihadistes» barrée d’un trait rouge.

L’indication est pour le moins déconcertante. En fin de semaine dernière, les automobilistes qui empruntaient les axes routiers pour rejoindre Toulouse ont constaté l’installation de panneaux de signalisation sur lesquels il était inscrit le mot «djihadistes», barré d’un trait rouge. Fixée sous les panneaux implantés sur le périphérique aux abords de la ville, cette fausse signalétique a cependant vite été retirée.

Les panneaux, d’abord saisis par la société des Autoroutes de France (ASF), filiale de Vinci Autoroutes, ont été remis immédiatement aux forces de l’ordre. L’ASF confirme la saisine de sept panneaux, découverts les 22 et 23 mars. Selon l’hebdomadaire Le Point, ils étaient installés au niveau des sorties de «Borderouge, Montaudran et de Minimes sur l’A61 et l’A62». Trois panneaux similaires ont été retrouvés aux entrées des communes de Balma et Ramonville-Saint-Agne, en proche banlieue de la ville rose.

Génération Identitaire revendique l’action

Dans la foulée, la direction départementale de la sécurité publique de la Haute-Garonne a ouvert une enquête afin de remonter jusqu’aux auteurs de ces affichages sauvages. Mais il ne faudra pas aller très loin. L’acte a été revendiqué dès le 22 mars par la branche toulousaine de Génération Identitaire, un mouvement d’extrême droite. Sur leur page Facebook, les membres du groupe ont posté une photo de leur action, accompagnée d’un texte dans lequel on peut lire: «Les djihadistes ne sont pas les bienvenus à Toulouse!».

À travers cette action, le groupe Génération Identitaire souhaite «lancer une alerte» pour demander à Jean-Luc Moudenc, le maire LR de Toulouse, de s’opposer au retour des djihadistes partis combattre en Irak et en Syrie. Depuis plusieurs jours, le mouvement d’extrême droite multiplie les actions pour dénoncer le risque d’attentats que représentent ces individus. Plusieurs membres ont notamment manifesté rue Alsace-Lorraine, l’une des plus fréquentées de la ville, couchés à même le sol sur des litres de faux sang, en scandant: «Toulouse est en danger».