Michel-Edouard Leclerc, pionnier dans la suppression des sacs plastique à la caisse il y a vingt ans, dévoile le plan de lutte plastique qu’il présentera mi-septembre.

Michel-Édouard Leclerc entre en guerre contre le plastique. Dans une interview au JDD, le PDG de l’enseigne de grande distribution annonce qu’il va, à la mi-septembre, « mobiliser l’ensemble des 650 patrons des centres Leclerc sur un plan draconien de réduction de l’utilisation des plastiques, ­notamment non recyclables ». Il veut ainsi « anticiper » la loi qui prévoit pour 2020 la suppression des objets à utilisation unique (gobelets, pailles, produits de pique-nique ou festifs…) : « Dès la rentrée, nous allons passer commande de produits de substitution et écouler très vite nos stocks pour ne plus en proposer à la vente dès la fin du premier trimestre 2019. Ils seront remplacés par des produits réutilisables ou fabriqués avec des matériaux de substitution certifiés, plus durables : carton, bambou, etc », explique l’entrepreneur de 66 ans.

Il veut mettre « Leclerc sur le podium européen » des enseignes pour le développement durable

« A un moment, il faut fermer le robinet, arrêter de passer des commandes », acte-t-il, en assurant par ailleurs vouloir « trouver des alternatives au plastique » pour tous les autres types d’emballage. « Pardon pour la prétention, mais je veux mettre Leclerc sur le podium européen des trois enseignes les mieux-disantes en matière de ­développement durable d’ici à 2022. La lutte contre le plastique est dans mon ADN et je veux entraîner tous les centres Leclerc avec moi. C’est un objectif personnel et un engagement », indique encore Michel-Edouard Leclerc, qui avait décidé de supprimer les sacs plastique en caisse il y a vingt ans.