Nous avons comparé la popularité des présidents de la République avant et après un succès des Bleus en Coupe du monde ou à l’Euro.

A chaque Mondial et à chaque Euro, quand la France atteint le dernier carré, le chef de l’Etat et son Premier ministre voient leur cote de popularité augmenter dans l’été qui suit, selon les résultats d’enquêtes Ifop réalisées à l’époque de plusieurs succès des Bleus depuis 1984.

Seules exceptions, le couple Chirac-Jospin qui dégringole après la victoire de l’Euro 2000, et François Hollande qui reste stable. A noter, l’embellie est en général passagère et la popularité des dirigeants baisse à nouveau dès l’automne suivant.

Le président Emmanuel Macron, qui s’est montré très présent aux côtés des Bleus depuis leur victoire à Moscou jusqu’à une réception lundi soir à l’Elysée, est confronté ces dernières semaines à des enquêtes moins favorables. Début juillet, notre tableau de bord Ifop indiquait un niveau record de sondés désapprouvant son action (59%).

La semaine dernière, Emmanuel Macron enregistrait également un fort recul dans le baromètre Ifop, qui mesure les «bonnes» ou «mauvaises opinions» des sondés à l’encontre de 50 personnalités politiques : avec 42% de bonnes opinions (-5), il se trouve derrière son ministre de l’Economie, Bruno Le Maire (43%) ou la maire de Paris, Anne Hidalgo (43%). Dans ce contexte, l’Elysée a donc tout intérêt à s’associer autant que possible au triomphe des champions du monde.