Le G7, qui se tiendra à Biarritz à partir du 24 août, commence à inquiéter sur place. Sur Europe 1, le président de l’association des commerçants du quartier des Halles, Serge Istèque, comprend la peur, mais entrevoit aussi les retombées d’un tel sommet.

Plus le G7 avance, plus la ville se transforme en camp retranché, à cause des mesures de sécurité mises en place. À Biarritz, où le sommet se tiendra du 24 au 26 août, il sera bientôt impossible de se déplacer normalement. Les commerçants de la ville commencent à s’inquiéter et craignent un manque à gagner en cette période de vacances. Serge Istèque, président de l’association des commerçants du quartier des Halles de Biarritz, partage ce sentiment sur Europe 1 : « Cette inquiétude est légitime. La mise en place d’un G7 mobilise beaucoup de monde et il y aura quelques déconvenues sur place », reconnaît-il.

Le président de l’association ajoute toutefois : « Nous nous mobilisons pour que ce G7 se passe le mieux possible et, dans une grande majorité, les commerçants seront ouverts ».

« Rien n’est fermé pour l’instant »

Au lendemain du 15 août, Serge Istèque affirme qu’il y a d’ailleurs encore beaucoup de monde dans la ville : « Il n’y a plus de place dans les parkings, les plages sont bondées et rien n’est fermé pour l’instant. » Il veut se montrer rassurant et affirme que « les vacanciers qui seront sur les zones 1 et 2 auront des badges pour continuer à vivre leurs vacances. » Zone bleue, zone rouge, c’est ainsi que l’on désigne les deux périmètres de sécurité établis pour le sommet. La plus stricte, la rouge, interdite sauf accréditation, concerne toute la bande littorale et les lieux où se dérouleront les rencontres et autres réunions. La zone bleue englobe une bonne partie du centre-ville.

Serge Istèque voit aussi les bénéfices d’un tel sommet : « le G7 peut permettre à des grandes marques de s’installer ou de revenir sur Biarritz », souligne-t-il. « Avoir une fenêtre ouverte sur le monde entier fait économiquement du bien et il va y avoir des bénéfices à en retirer ». Beaucoup de commerces ont d’ailleurs décidé de faire des animations ou des dégustations afin de vendre l’image de la ville.

Des remboursements au cas par cas

Pour autant, tout le monde ne sera pas gagnant et Serge Istèque a « déjà fait remonter un certain nombre de doléances et de souhaits des commerçants » à l’État. Il annonce qu’il organisera, au mois de septembre, une assemblée générale avec l’ensemble des commerçants de Biarritz.

Des remboursements seront-ils possibles ? « Nous verrons au cas par cas car, si les restaurateurs ou hôteliers vont bien travailler, les coiffeurs ou vendeurs de vêtements risquent d’avoir un manque à gagner. Ils pourront faire l’objet d’un dossier de demande de remboursement. »