Durant la canicule, un Marseillais de 78 ans a été retrouvé inanimé au milieu d’un indescriptible capharnaüm. L’homme accumulait depuis des années des détritus dans son logement, si bien qu’il a fallu en évacuer 24 tonnes durant son hospitalisation.

Le syndrome de Diogène n’en finit pas de faire des ravages. Dernière victime en date de ce trouble du comportement poussant ses victimes à vivre dans l’accumulation de détritus, un Marseillais de 78 ans. Comme le rapporte La Provence, l’homme était connu depuis des années pour sa manie de récupérer quotidiennement des détritus dans la poubelle du coin de sa rue du 1er arrondissement de Marseille pour aller ensuite les stocker dans son logement. Une situation qui génère évidemment de terribles nuisances pour le voisinage, décuplées par la canicule.

C’est d’ailleurs l’épisode caniculaire de juillet qui a raison de la santé du vieil homme, retrouvé inanimé, allongé sur un matelas sur son palier. Dans un état critique, il a été immédiatement hospitalisé. Une intervention qui a permis de débloquer quelque peu la situation de ce vieux monsieur vivant seul, sans eau ni électricité, selon le récit de La Provence. Suite à une mise en demeure des autorités sanitaires, la tutrice de l’occupant du logement a pu organiser le déblaiement et le nettoyage des lieux.

À en croire le syndic de l’immeuble et l’entreprise spécialisée qui s’est chargée de l’opération, ce sont pas moins de 24 tonnes de cartons, entassés du sol au plafond, auraient été sortis de l’appartement, soit une douzaine de bennes. Une opération de déblaiement qui a duré près d’une semaine. Désormais, les occupants de l’immeuble craignent le retour de leur voisin, désormais hospitalisé dans un établissement psychiatrique. Ils estiment que son état nécessite désormais un encadrement permanent, d’autant qu’à en croire le voisinage, l’homme serait multipropriétaire et n’aurait donc pas de souci pour financer ce type d’hébergement.