La députée européenne et le spécialiste des questions de sécurité sont soupçonnés d’avoir perçu des fonds suspects de Renault-Nissan BV.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Carlos Ghosn. Cette fois, c’est l’ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, et le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer qui sont visés par une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF). Selon l’hebdomadaire Marianne, ces derniers sont accusés « d’avoir perçu des fonds potentiellement suspects via la structure néerlandaise de Renault-Nissan BV (RNBV), un établissement financier monté sous la présidence de Carlos Ghosn ».

Cette enquête, confiée aux policiers de l’office anticorruption, fait suite à la plainte d’une petite actionnaire pour corruption active et passive, abus de biens sociaux et recel, visant Rachida Dati, Alain Bauer et l’ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, par ailleurs en délicatesse avec la justice japonaise qui l’accuse de malversations financières.

Le conseil d’administration de Renault a annoncé mardi soir dans un communiqué qu’une mission d’audit mise en place avec Nissan sur RNBV avait « confirmé des déficiences » dans cette structure « au plan de la transparence financière et des procédures de contrôle des dépenses ». Le conseil d’administration demande la « mise en oeuvre des actions judiciaires disponibles aux Pays-Bas » concernant des surcoûts lors de déplacements de Carlos Ghosn en avion, des dépenses engagées par l’ex-PDG, et pour obtenir le dédommagement de dons à des organismes à but non lucratif.