Le club de Cardiff City entend épuiser tous les recours pour ne pas s’acquitter de la totalité des 17 millions d’euros du transfert d’Emiliano Sala. Sûr de son droit, le FC Nantes se tient prêt en vue d’une bataille…

Emiliano Sala n’a pas rejoint sa dernière demeure depuis plus de 24 heures que les clubs de Nantes et de Cardiff sont déjà sur le terrain de la controverse, quant au règlement du transfert de l’attaquant argentin de Nantes vers Cardiff, d’un montant de 17 millions d’euros- soit le plus gros transfert de l’histoire du club gallois de Premier League.

À l’évidence, les « Bluebirds » n’entendent pas régler la totalité du transfert et développent des arguments dans ce sens. De son côté, le club nantais dénonce la mauvaise foi de la partie adverse. Selon toute vraisemblance maintenant, c’est à la justice qu’il appartiendra d’arbitrer cette affaire.

LES ARGUMENTS DE CARDIFF

Comme le révèle le quotidien britannique Sunday Telegraph ce dimanche, le club de Premier League envisage de lancer une procédure pour négligence à l’encontre de Nantes dès la semaine prochaine. Pourquoi un tel projet ? Les Gallois attendent qu’un rapport officiel établisse que le pilote de l’avion privé à bord duquel avait pris place Sala, David Ibbotson ne disposait pas de la licence appropriée.

Un premier rapport du Bureau d’enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB), censé éclairer les circonstances de la disparition du Piper Malibu au-dessus de la Manche le 21 janvier, est attendu la semaine prochaine.

Les agents Willie et Mark McKay, mandatés par Nantes pour trouver un club acheteur pour l’attaquant argentin, ont reconnu avoir organisé le vol mais ont démenti avoir choisi l’avion ou le pilote. Si Nantes était reconnu coupable de négligence sur ce point, le club gallois espère ne pas devoir s’acquitter de la totalité du transfert.

« Nous pensons que le joueur n’était pas inscrit en Premier League », a précisé par ailleurs au Telegraph le président de Cardiff City, Mehet Dalman, sous-entendant que le transfert de l’Argentin n’était pas finalisé au moment des faits. Ce qui justifierait également une décote de la somme à payer.

LES ARGUMENTS DE NANTES

Sur ce dernier point, on est très ferme côté nantais : le transfert a été validé à la mi-journée du lundi 21 janvier, soit quelques heures avant la disparition de l’appareil au-dessus de la Manche aux alentours de 21 heures. Et que par conséquent, le malheureux Sala était « 100 % gallois » quand est survenue la catastrophe.

Par ailleurs, le club français maintient qu’une fois le joueur dûment transféré, il n’a pas eu connaissance de l’aller-retour de Sala à Nantes, en vue de récupérer ses affaires, ni des modalités de celui-ci. Il précise également que le choix de l’avion privé a incombé au seul agent du joueur.

En outre, Nantes ne manque pas de pointer la mauvaise foi de son homologue gallois. Pour que Sala revienne à Nantes ce funeste 21 janvier, Cardiff lui aurait proposé un vol régulier Cardiff-Amsterdam-Paris-Nantes… Impensable, dans l’optique d’une reprise de l’entraînement dès le mardi 22 janvier au matin.