Mercredi, l’Union africaine s’est dite effarée à la suite des propos de Matteo Salvini sur les Africains.

La Commission de l’Union africaine s’est dite « effarée » par les propos du ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini sur l’importation d' »esclaves » africains, et exigé que le politicien d’extrême droite « retire ses déclarations désobligeantes ».

« La Commission de l’Union africaine est effarée par les commentaires formulés par (…) Matteo Salvini durant une récente conférence à Vienne, lors de laquelle il compare les migrants africains à des esclaves », a indiqué la Commission de l’UA dans un communiqué envoyé mardi soir à la presse.

« Dans l’intérêt d’un engagement constructif dans le débat sur la migration entre les deux continents, l’Union africaine requiert que (Matteo Salvini) retire ses déclarations désobligeantes », a ajouté la Commission de l’organisation panafricaine.

« L’actuelle « crise migratoire » en Europe offre une possibilité à l’Afrique et à l’Europe d’entamer un dialogue non seulement sur les questions migratoires, mais aussi plus largement sur la coopération au développement entre les deux continents », a conclu la même source.

Une polémique qui enfle

Dans une vidéo diffusée le 14 septembre par l’entourage de Matteo Salvini, on voit ce dernier prendre la parole à une réunion des ministres européens de l’Intérieur et dénoncer l’idée apparemment formulée auparavant par le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn selon laquelle l’Europe vieillissante a besoin d’immigrés.

« En Italie, nous ressentons l’exigence d’aider nos enfants à faire d’autres enfants. Et pas à avoir de nouveaux esclaves pour remplacer les enfants que nous ne faisons plus », explique l’homme fort du gouvernement italien, après quoi s’en suit un vif échange entre Matteo Salvini et Jean Asselborn.

La polémique a ensuite enflé durant le week-end, lors duquel les deux hommes se sont à nouveau affrontés verbalement, cette fois par médias interposés.