L’université de Pretoria offre au pays ses boucliers faciaux imprimés en 3D.

Une lueur d’espoir brille pour les travailleurs de la santé en Afrique du Sud dans la lute contre la propagation de la pandémie du COVID-19.

Ils ne seront désormais plus confrontés à la double bataille contre la pénurie d‘équipements de protection, puisque l’université de Pretoria offre au pays ses boucliers faciaux imprimés en 3D.

“Ceci fournit une première couche de protection aux gens pour éviter que des gouttelettes ne leur tombent dans les yeux, nos travailleurs de la santé porteront toujours leur marque N95 en dessous. Cette conception spécifique permet de laisser un espace entre le masque et la visière à l’avant, et ce grâce à l‘élastique à l’arrière de la tête. Une fois que nous aurons fini de fabriquer ces visières, elles seront plongées dans une solution chimique pour désinfecter cette visière spécifique également”, explique Isak van der Walt, directeur de MakerSpace à l’Université de Pretoria.

L’Afrique du Sud a confirmé 2 173 cas de coronavirus et 25 décès, au 13 avril, ce qui augmente la pression sur les systèmes de santé et entraîne une pénurie de matériel de protection.

Les travailleurs de la province du Gauteng où se trouve Pretoria porteront ces masques qui sont essentiels pour le personnel de santé de première ligne qui teste et traite le public.

“Nous fournissons donc actuellement à deux hôpitaux privés, le groupe Netcare et Mediclinic, et ensuite nous fournissons également à la faculté des sciences de la santé de l’université qui est responsable de l’hôpital universitaire Steve Biko et de l’hôpital Tswane, hôpital d‘État, également”, indique M. Van der Walt.

L’Afrique du Sud, qui compte le plus grand nombre de cas confirmés sur le continent, en est actuellement à la deuxième semaine du confinement de 21 jours, mais prolongé de 15 jours supplémentaires.