L’académicien visé par des insultes en marge de la manifestation des « gilets jaunes », samedi 16 février à Paris, a réagi sur franceinfo.

« Le plus virulent, celui qui m’a dit ‘rentre à Tel-Aviv’, a dit aussi ‘la France est à nous’ et ce n’était pas un petit Blanc », a déclaré lundi 18 février sur franceinfo, le philosophe Alain Finkielkraut, qui a été pris à partie et a subi des insultes antisémites samedi lors de la manifestation des « gilets jaunes », à Paris, boulevard du Montparnasse.

« C’était très vraisemblablement un salafiste, il en avait l’allure, la barbe. Et d’ailleurs, il m’a dit : ‘Dieu va te punir’. C’est lui d’ailleurs je crois que les policiers ont identifié. »

Alain Finkielkraut à franceinfo

« Cela ne fait pas partie de l’antisémitisme français d’où qu’il vienne », a ajouté Alain Finkielkraut.

« Tous les partis républicains devraient être invités » à la manifestation

Quelque chose « me gêne dans la mobilisation de demain [mardi 19 février] », car « il y a eu une croix gammée sur le portrait de Simone Veil, il y a eu » le mot « Juden » [inscrit sur un commerce à Paris]. « On y revient, on se mobilise contre, si j’ose dire, le bon vieil antisémitisme, celui qu’on aime détester », or « ce n’est pas lui qui était à l’œuvre contre moi en tout cas. Est-ce que c’est lui [ce bon vieil antisémitisme] qui est à l’œuvre de manière générale en France ? Je ne le crois pas », a-t-il confessé.

« Alors on va dire ‘faut surtout pas que le RN [Rassemblement national] participe au rassemblement de demain [mardi 19 février]’, mais c’est un problème parce que tous les partis républicains devraient être invités. C’est un parti républicain » qui représente « un nombre très considérable d’électeurs » et il y a « une rupture au moins apparente de Marine Le Pen avec son père et en plus elle l’a viré de son parti », a également déclaré le philosophe.