Le texte doit maintenant être adopté par le parlement britannique, qui se réunit samedi matin.

Une étape supplémentaire vers le Brexit. Les 27 dirigeants du Conseil européen ont adopté ce jeudi l’accord négocié entre Londres et Bruxelles concernant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le texte doit maintenant être adopté par le parlement britannique, qui se réunit samedi matin.

« Nous sommes très proches de la fin du processus », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, lors d’une conférence de presse. Ajoutant néanmoins : « C’est un triste jour parce que dans mon coeur, je serai toujours un ‘remainer’ [un opposant au Brexit]. Et j’espère que notre porte restera ouverte, si le Royaume-Uni décide un jour de revenir dans l’Union. »

Un vote compliqué en prévision

L’étape d’après s’annonce en revanche moins évidente. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a appelé les députés à approuver cet accord. Mais la mission s’annonce délicate, car il n’a plus de majorité après l’exclusion de 21 députés rebelles du Parti conservateur, et devra faire sans le soutien du DUP, qui fait partie d’une coalition parlementaire avec son parti conservateur.

Ce parti eurosceptique et ultraconservateur ne dispose que de dix députés. Son soutien est pourtant crucial pour atteindre la majorité, mais aussi car leur feu vert est jugé clé pour convaincre la cinquantaine de « Brexiters » les plus durs du parti conservateur, réunis dans le groupe ERG.

L’accord annoncé à Bruxelles « ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d’un vote populaire », a déclaré de son côté Jeremy Corbyn, leader du Labour (245 députés), dans un communiqué.

Il s’agit du deuxième accord trouvé entre Londres et Bruxelles pour mettre en oeuvre le résultat du référendum britannique de juin 2016. Le premier, négocié par Theresa May, avait été rejeté à trois reprises par le parlement britannique.