Le maire de Nice confie qu’il a souvent pensé à quitter Les Républicains, que certains membres de la direction «tentent de radicaliser». Il garde toutefois l’espoir de pouvoir peser sur la ligne du parti.

Qu’importe l’étiquette, pourvu qu’il y ait la candidature. C’est l’information à retenir de l’intervention de Christian Estrosi, sur Radio Classique, mardi 9 juillet. Le maire sortant de Nice, non investi, pour l’heure, pour sa succession par Les Républicains, et souvent jugé «Macron-compatible», publie un livre intitulé Nice, l’inattendue, et a laissé entendre qu’il serait candidat, avec ou sans l’investiture de LR. Alors que la commission nationale d’investiture du parti, présidée par Éric Ciotti, doit désigner, ce mardi, plusieurs candidats pour les municipales à venir, le cas de Nice ne sera pas abordé. «Que vaut une investiture qui serait accordée par cette direction?», rétorque Christian Estrosi, qui regrette le «sectarisme dans lequel se sont enfermés Les Républicains».

 «Les leçons de la déroute que nous avons subie aux élections européennes n’ont pas été tirées», regrette l’édile, taclant, au passage «le pauvre Bellamy qui s’est retrouvé otage du sectarisme du parti». «Ceux qui étaient autour de Laurent Wauquiez continuent à faire du Wauquiez sans lui», affirme-t-il, pointant du doigt certains membres de la direction. Revenant sur le dîner qui a réuni certains élus Républicains et Marion Maréchal, Christian Estrosi fustigent «ceux qui essayent de radicaliser LR». S’il se dit toujours membre du parti de droite, l’élu reconnaît qu’il a été tenté de partir à de nombreuses reprises, et qu’il «se retrouve beaucoup plus» dans ce que proposent Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Mais aujourd’hui, Christian Estrosi espère encore «peser dans sa famille politique» pour retrouver les «fondamentaux» de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Il réclame, par ailleurs, «une nouvelle direction, qui soit ouverte, tolérante, et qui fasse en sorte que les différents courants de la droite et du centre puissent s’exprimer».