Au Brésil, l’épidémie s’accélère, avec plus de 3 000 morts et 40 000 cas de contamination. La situation est en train de devenir catastrophique à Manaus, dans la région amazonienne. Les autorités sont submergées par le nombre de morts, hopitaux et cimetières sont saturés.

De notre correspondant à Rio de Janeiro,

Les images du plus grand cimetière de Manaus, ouvrant des fosses communes pour y mettre les corps amenés en chambre froide, ont choqué les Brésiliens.

Débordé, le maire de la ville évoque des scènes de « film d’horreur », et dans l’urgence, il a décidé que cinq personnes maximum seraient désormais autorisées à participer aux enterrements.

Le coronavirus est en train de frapper durement la capitale amazonienne, qui concentre la plupart des cas de contamination de la région et le personnel soignant manque cruellement de matériel de protection.

Manaus ne compte qu’une cinquantaine de lits de soins intensifs pour une population d’1,7 million d’habitants. Son système de santé, déjà très précaire, mal préparé pour faire face à l’épidémie, est en train de s’effondrer avec la crainte désormais d’une explosion de décès.

La région est extrêmement vaste, et la situation est d’autant plus compliquée pour les habitants isolés atteint de coronavirus – les transports en Amazonie se font souvent par les fleuves. La ville a entamé la construction d’un hôpital de campagne et lancé un appel aux médecins de tout le Brésil pour leur venir en aide.