La convention au cours de laquelle le PDCI devait désigner son candidat pour la présidentielle d’octobre est reportée à fin juillet. Décision du bureau politique du parti qui se réunissait en session extraordinaire jeudi et vendredi pour fixer aussi les modalités de candidatures à l’investiture.

Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

La pandémie bouleverse les plans du PDCI. L’ancien parti unique choisira son candidat à l’issue d’une « convention éclatée », ou plutôt de 31 conventions locales, une par région, les 25 et 26 juillet. S’en suivra une cérémonie d’investiture, à Yamoussoukro dont la date reste à fixer, en fonction de l’évolution de la pandémie.

A l’ordre du jour de ce bureau politique également les critères internes pour être candidat à savoir ; avoir été 10 ans membre du Bureau politique, être un « militant actif » du parti et payer une contribution de 25 millions de francs CFA (38 000 euros) non remboursables. Ces critères ont suscité débat et vote, et ont été adoptés à 95%.

« On a émis quelques conditions, quelques uns ont estimé qu’il fallait revoir. On a nous a appris qu’il faut la démocratie et on a eu recours au vote pour nous départager, explique Kouadio Konan Bertin membre du bureau politique. Une grande majorité s’est dégagée en faveur des propositions qui ont été faites par le comité. »

Beaucoup voient dans ce critères un moyen pour le président du parti Henri Konan Bédié, d’écarter un possible concurrent, l’ex-patron du Crédit Suisse, Tidjiane Thiam.  On prête d’ailleurs aussi des ambitions présidentielles à d’autres quinquas du parti, comme Thierry Tanoh ou Jean-Louis Billon. Mais ce dernier se rangerait derrière une candidature Bédié assure-t-on dans l’entourage de l’ancien chef de l’Etat.

Une candidature probable donc malgré ses 86 ans. Faut-il y voir un indice ? Pour sa convention le PDCI s’est choisi pour thème « Expérience et sagesse pour un changement de gouvernance ».