Pour Europe 1, Thierry Loine, officier de sécurité aérienne de la base de Nîmes-Garons, évoque la mémoire de son ami Franck Chesneau et revient sur l’accident qui a coûté la vie à ce pilote vendredi.

Il est arrivé au poste de commandement des sapeurs-pompiers du Gard installé à Générac en larmes. Thierry Loine était un ami très proche de Franck Chesneau, mort vendredi dans le crash de son bombardier d’eau, alors qu’il tentait d’éteindre l’un des incendies qui ont ravagé pendant cinq jours la région. « Je perds un ami, un frère d’arme », a-t-il confié à Europe 1, encore sous le coup de l’émotion.

« On est rentré dans l’armée quasiment la même année, et cela faisait 27 ans que l’on se suivait dans nos carrières respectives », rapporte cet officier de sécurité aérienne de la base de Nîmes-Garons, qui vole également sur des Trackers, ces bi-turbopropulseurs généralement utilisés sur les départs d’incendie, avant l’intervention des canadairs. « Ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Je crois que l’on perd l’habitude de ces moments difficiles », glisse-t-il.

« On sait que l’on fait des métiers à risques, que l’on est des professionnels, on est entraîné pour ça, et bien entraîné. Nous ne sommes pas des chiens fous, mais lorsque l’on est confronté à ce type de danger, déclenché par la bêtise humaine, c’est rageant », explique Thierry Loine, alors que les autorités privilégient la piste criminelle quant à l’origine des feux.