L’enseigne de sport a mis en ligne sur son site français une ligne de hijabs de course suscitant la polémique sur les réseaux sociaux. La marque assure qu’il s’agit d’une erreur mais ne semble pas fermer la porte à une commercialisation future.

« Conçu pour la coureuse qui souhaite se couvrir la tête et le cou pendant sa course ».  C’est ainsi que Decathlon décrit le hijab de course mis en vente sur son site français ce lundi matin. Un article qui a finalement été retiré de la vente dans la journée, l’enseigne assurant qu’il s’agit d’une erreur. Le hijab de sport est bien vendu par l’enseigne mais seulement sur le marché marocain.

Mais la présence de ce produit sur le site français de l’enseigne a néanmoins suscité la polémique sur Twitter.

« Décathlon se soumet également à #islamisme qui ne tolère les femmes que la tête couverte d’un hijab pour affirmer leur appartenance à la oumma et leur soumission aux hommes », a ainsi tweeté Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains.

Ce à quoi Decathlon a répondu qu’il ne reniait pas ses valeurs mais que ce hijab répondait à un besoin de certaines pratiquantes.

De son côté, la Ligue du droit international des femmes a dénoncé dans un communiqué « l’apartheid sexuel » dont Decathlon « se fait le promoteur ».

Contacté, Decathlon confirme que le hijab n’est pas en vente en France pour le moment. Mais elle semble ne pas fermer la porte pour autant à une commercialisation future lorsqu’elle précise que le « hijab est un besoin de certaines pratiquantes de course à pied et que [l’enseigne] répond à ce besoin sportif ».

La marque française n’est pas la première en tout cas à proposer des articles de mode musulmane. Nike, H&M ou encore Uniqlo proposent depuis quelques années déjà des articles dits de « mode pudique » comme des voiles ou des vêtements qui recouvrent toutes les parties du corps se situant au-dessus du genou et du coude. Le marché est en tout cas en plein essor et pourrait atteindre 488 milliards de dollars cette année selon un rapport de Thomson-Reuters.