Les cheminots qui ont exercé leur droit de retrait ont reçu samedi matin un e-mail leur ordonnant de reprendre le travail sous peine de « poursuites disciplinaires ».

Les salariés de la SNCF qui ont cessé le travail en faisant valoir leur droit de retrait ont reçu samedi 19 octobre un e-mail de leur chef d’établissement les mettant en demeure de « reprendre le travail immédiatement », a appris franceinfo de sources concordantes.

Dans cette lettre que franceinfo a pu consulter, la direction écrit qu’« un éventuel refus » expose les salariés « à des retenues sur salaire et à des poursuites disciplinaires ». La direction indique que « les critères exigés par la loi et la jurisprudence en matière de droit de retrait d’une situation de travail ne sont pas réunis ».

Suites judiciaires possibles

A la mi-journée, lors d’une visite surprise à la gare de l’Est à Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé un « détournement » du droit de retrait. Il a demandé au patron de la SNCF d’examiner toutes les suites possibles, y compris judiciaires.

Ces mises en demeure sont « illégales », a affirmé FO cheminots à franceinfo. « Cela va agacer les conducteurs et les mettre devant un choix insupportable », a commenté de son côté l’UNSA.

Des conducteurs et contrôleurs font valoir leur droit de retrait après un accident ayant fait mercredi plusieurs blessés, dont un conducteur de train, en région Champagne-Ardenne. Il s’agit d’une collision entre un TER et un convoi exceptionnel à un passage à niveau.