Un total de 27 anciens SS belges touchent encore une pension de Berlin en vertu de leur loyauté au régime nazi.

En Belgique, la fidélité au Troisième Reich, ça paye encore. Ce mardi, le journal allemand « De Morgen » a révélé que près de 75 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale 27  anciens SS belges touchent encore une pension complémentaire de Berlin pour « fidélité, loyauté et obéissance » au régime nazi.

Cette « prime » avait été promise en 1941 par Adolf Hitler en personne afin de récompenser la loyauté et l’obéissance des anciens collaborateurs.

38.000 personnes auraient touché cette pension

Aussitôt relayée par le journal belge « La Libre », l’information a suscité l’indignation de plusieurs partis dont le PS et Défi, qui ont appelé le gouvernement à « s’attaquer d’urgence à ce problème par la voie diplomatique ». D’autant plus que cette prime versée par les Länder allemands n’est pas taxée par l’Etat Belge.

Le quotidien a également contacté le chercheur Alvin de Coninck, membre d’une association de survivants et de rescapés de la Shoah appelée « Remembrance », qui explique que les bénéficiaires seraient les Belges ayant rejoint les rangs des Waffen-SS, mais aussi des Alsaciens ayant obtenu la nationalité allemande au moment de l’invasion nazie.

« On estime qu’un total de 38.000 personnes ont perçu cette pension complémentaire », affirme « La Libre ».

Le montant de la pension est enfin susceptible de varier d’un minimum de 425 euros jusqu’à 1.275 euros par mois :

« Les années passées dans une prison belge à la suite d’une condamnation pour collaboration sont considérées comme du temps de travail. […] Alors que les Belges qui ont dû travailler en Allemagne pendant la guerre sont considérés comme travailleurs forcés ont reçu une indemnité de 50 euros par mois après la guerre”, explique Alvin de Coninck.